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  • Conférence AIVB Le 2 Mai 20h30

    L’AIVB vous convie le 2 Mai a 20h30 à une conférence sur le thème

    Bioéthique: quelle société pour demain?
    Les religions face a un monde qui change.

    Cette conférence aura lieu Salle André Maigné, 18 Bis rue du 14 Juillet 94270 le Kremlin Bicêtre, avec la participation de:

    • M Michaël Azoulay
      • Rabbin de la communauté juive de Neuilly-sur-Seine
      • Diplômé en Droit, Ancien membre du CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique)
      • Animateur de l’émission religieuse « A l’origine, Berechit » sur France 2.
    • Sr Anne-Solen Kerdraon
      • Religieuse, enseignante en théologie morale à l’Institut Catholique de Paris
    • Mr Azzedine Gaci
      • Enseignant universitaire
      • Recteur de la mosquée Othmane à Lyon

    Entrée Libre


  • Concert La paix des choeurs le 10 Avril 2019 20H

    L’AIVB organise un récital interreligieux: « la paix des choeurs » le 10 avril 2018 a 20h. Ce concert aura lieu a l’espace Malreau, 2 place Victor Hugo au Kremlin Bicetre.

    Une participation au Frais de 5€ sera demandée pour couvrir les frais du spectacle.

    Pour tout renseignements ou réservations envoyer un mail a : « reservations arobas aivb.org »


  • l’AIVB représentée à la Corrida de Villejuif

    L’AIVB était présente cette année a la corrida de Villejuif. Nous étions ce jour là prés d’une vingtaine à  nous retrouver devant la médiathèque Elsa Triolet . Et c’est sous un soleil magnifique, que nos coureurs vêtus de maillots aux couleurs de l’AIVB, ont couru ensemble la course des 5 km.

    Un grand merci a tout ceux qui ont pu participer a cet événement!


  • La Torah Commentée: Vous ne mangerez point de sang

    La paracha, Section de la Torah lu le samedi dans toutes les synagogues à travers le monde, est tirée cette semaine du Livre du Lévitique sous l’appellation « TZAV » (tu ordonneras), l’un des premiers mots de la section qui lui donne toute son orientation.
    Elle traite des droits et des devoirs associés à la charge de la prêtrise, ainsi que de la manière de préparer, de présenter et de consommer les offrandes du temple. C’est dans ce texte que l’on trouve le commandement de ne pas manger de sang :

    « Vous ne mangerez point de sang, ni d’oiseau, ni de bétail, dans tous les lieux où vous habiterez. Celui qui mangera le sang d’une espèce quelconque sera retranché de son peuple » (Lévitique. VII 26-27).

    Cette interdiction est mentionnée sept fois dans la Torah et cela indique que l’infraction est très sérieuse. Le châtiment, sévère lui aussi, apparait donc à la hauteur de la faute. La raison invoquée semble claire : le sang représente la vie ; manger du sang équivaut à ne pas se soucier de la vie, ce qui est contraire aux principes de la Torah. (suite…)


  • le bon usage de la liberté

    Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit (1 Corinthiens chapitre 6 verset 12).

    1 Corinthiens est une lettre de Paul adressée à la communauté chrétienne de la ville de Corinthe qu’il avait fondée au cours de son second voyage missionnaire. Il écrit cette épître en l’an 56, lors de son séjour à Ephèse, pendant son troisième voyage missionnaire, pour régler entre autres des problèmes d’immoralité sexuelle dans l’Église de Corinthe. Le verset cité commence le passage relatif à des cas de débauche où Paul exhorte les chrétiens de Corinthe à la sanctification de leur corps pour le Seigneur (1 Corinthiens chapitre 6 versets 12 à 20). Dans ce verset l’auteur dénonce un des slogans utilisés par des Corinthiens pour justifier leur mauvais comportement, en disant : Tout m’est permis. Il est vrai qu’en
    Christ nous avons la liberté. Il nous a affranchis, nous ne sommes plus sous le joug de l’esclavage du péché. Nous sommes libres, nous vivons par la grâce et non pas par la loi, ni par les règles. Cependant, certains Corinthiens ont dénaturé le sens de la liberté donnée par l’Évangile. Cette liberté est en accord avec la vie nouvelle du croyant transformé par l’Esprit. Elle n’est pas un prétexte pour aboutir à un mode de vie débridé.

    Les communautés chrétiennes sont entrées dans le temps de Carême depuis quelques semaines. Cette période est à l’image de quarante jours de jeûne et de prière que Jésus passa au désert avant de commencer son ministère public (Matthieu chapitre 4 versets 1 à 11). C’est un temps où l’on peut se rappeler sa vie et méditer son obéissance dans l’amour qui le mène à la croix. Le Carême est une manière de se préparer à recevoir Celui qui, en se donnant sur la croix, nous donne tout. C’est une invitation adressée à chacun, à chacune pour un retour sur soi et à soi, afin de réfléchir sur l’avoir et l’être et de distinguer l’accessoire de l’essentiel, le superflu du nécessaire et de l’indispensable, le permis de l’utile.

    Nous sommes dans une société de consommation où l’on a tendance à vouloir tout posséder, et tout de suite. Ce ‘’culte de la consommation’’ cause beaucoup de dégâts sur le plan social et sur le plan environnemental. On dit que le philosophe grec Socrate (470-399 avant Jésus Christ) s’est rendu avec ses élèves au Pirée, le port d’Athènes. Là, ils regardaient le débarquement des marchandises. Elles étaient offertes à qui voulait les acheter. Il y avait un grand choix. Une fois observé ce spectacle, Socrate déclara : Que de choses dont je n’ai pas besoin trouve-t-on dans ce monde bariolé ! Aujourd’hui l’offre est encore bien plus grande et bien plus alléchante. Tous ces produits paraissent indispensables à beaucoup de nos contemporains. Leur vie, leur ambition, leur désir se penchent vers l’achat de ce qu’ils croient avoir besoin. Ils sont marqués par la peur du manque aux risques même de se mouiller parfois dans des affaires louches ou d’entrer dans le cycle de découvert bancaire.

    Et nous, échappons-nous à ce piège de la consommation à tout prix ? Être croyant c’est aussi faire la guerre au superflu. Dieu nous invite à ne pas nous soustraire au pouvoir que nous devons exercer sur ‘’la déesse consommation’’ et à nous interroger sur notre mode de vie, afin de passer de l’avoir à l’être, de l’accumulation des biens au partage et à la solidarité. Ainsi, débarrassés de nos oripeaux et autres artifices, nous pourrons dire, comme Socrate : Que de choses dont je n’ai pas besoin trouve-t-on dans ce monde bariolé !

    Oui, en Christ tout nous est permis, mais toute experience n’est pas bonne a vivre. Surtout ne nous laissons par asservir par quoi que ce soit. Tout ne nous construit pas, tout ne nous enrichit pas, ni l’autre, c’est-à-dire le prochain. Paul dit ailleurs : « Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon la chair » (Galates chapitre 5 verset 13). Nous sommes dans une société qui croit parfois que la liberté c’est de pouvoir tout faire, tout vivre, tout expérimenter, sans dommage pour soi et pour autrui. Par la foi en Christ c’est toute notre personne, dans tous ses aspects, qui se donne à Dieu et qui lui appartient. Au nom de la liberté mal comprise, l’être humain se laisse souvent dominer par les modes du jour et l’aliénation sociale. Paul nous appelle à une éthique de la liberté et de la responsabilité. Libérés de tout esclavage, Dieu nous invite dans tous les domaines de notre existence au discernement et à la responsabilité, éclairés par sa Parole.

    Pasteur Lendo MAKUNGA de l’Église protestante unie du Kremlin-Bicêtre


  • Le sacrifice d’Abraham : le choix de la vie

    « Dieu met alors Abraham à l’épreuve.Il appelle : Abraham. Et il répondit: Je suis là. Il lui demande: Prends ton fils, ton fils unique, ton fils aimé, Isaac. Pars au pays de Moriyyah où tu l’offriras en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai. Abraham s’est levé avec le jour. (…/…) Ils arrivent au lieu indiqué par le dieu. Abraham construit l’autel. Prépare le bûcher. Attache son fils. Le met sur l’autel sur le bûcher. Abraham, d’un geste, s’empare du couteau pour égorger son fils. Mais du ciel un cri. C’est l’ange de YHWH qui appelle : Abraham ! Abraham ! Réponse : Oui, je suis là. – Arrête-toi, dit-il. Ne fais rien à l’enfant. Je sais. Tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton fils unique. (…/…) – Eh bien, je vais te bénir, bénir rendre infinie ta semence comme les étoiles du ciel comme le sable de la mer. Ta semence emportera la porte de ses ennemis. Se béniront par ta semence toutes les nations du monde. Toi qui m’as obéi.« (gen 22:1-18)

    Tout croyant est un chercheur de Dieu. Et puisque Dieu est Dieu, le croyant risque de l’imaginer très loin, très haut, et d’en faire une idole à l’image de ses peurs. C’est ce qui est arrivé à Abraham.

    Il voulait se concilier les faveurs de Dieu. Mais c’était un dieu qu’il imaginait, un dieu qui lui aurait demandé l’impensable : la mort de son propre fils ! son unique !

    Dans le chapitre précédent de la Bible, le vieil Abraham a noué alliance avec un roi païen et il a séjourné pendant très longtemps dans le pays des Philistins. Or on sait que les peuplades païennes pratiquaient le sacrifice des nouveau-nés. Abraham croyait bien faire en reprenant un rite de son temps. Mais ce dieu-là n’existait pas, il n’était que le fruit de l’imagination des hommes.

    Au moment où Abraham allait commettre l’irréparable, l’Ange de YHWH – c’est-à-dire YHWH lui-même quand il vient à la rencontre des hommes –, celui qui a donné son nom en se révélant au Buisson Ardent, YHWH, celui qui est de toute éternité et qui a fait Alliance avec son peuple au Sinaï, le seul et vrai Dieu arrête le geste d’Abraham et se révèle à lui comme celui qui est le Dieu de la vie, le Dieu de l’Alliance pour toujours et pour tous. Pour répondre à cette Alliance, il suffit – et c’est beaucoup – de croire qu’avec lui tout est possible.

    Abraham pensait aller vers un dieu qui demande, un dieu qui met à l’épreuve, un dieu qui accepte la mort.

    Il découvre, il rencontre le vrai Dieu, celui qui donne et bénit, celui qui veut la vie, en abondance.

    Alors qu’il allait vers la mort, Abraham s’est laissé réconcilier avec le seul Dieu, le Dieu qui est venu vers lui, parce qu’il est le Dieu de la vie.

    Pour nous chrétiens, sur un autre mont, le mont Golgotha, nous croyons que Jésus nous dévoile l’image de Dieu, celui qui ne met pas à l’épreuve, mais qui s’éprouve dans un amour donné jusqu’au bout

    Jacques BÉCHET, diacre

    Église catholique