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  • Méditation pour temps d’élection(s)

    Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ. En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour, il nous a prédestinés par Jésus-Christ à être adoptés, selon le dessein bienveillant de sa volonté, pour célébrer la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé.[1] (traduction de la nouvelle version Segond révisée)  

    De même que Philippiens, Colossiens et Philémon, l’épître aux Éphésiens appartient aux lettres dites des « captivités », écrites par Paul quand il était en prison à Rome. Le passage d’Éphésiens chapitre 1 verset 3 à 6 constitue une seule phrase en grec. Il fait partie du texte d’Éphésiens chapitre 1 verset 3 à 14 qualifié de « bénédiction ». La bénédiction est un thème très important de toute la Bible. Mais la TOB (Traduction oecuménique de la Bible) préfère l’intituler une grâce sans limite.[2] Comme le fait remarquer la TOB, Dieu est sujet des verbes ; son action se trouve rythmée par les en Christ (en lui)… La bénédiction de Dieu est considérée sous ses aspects successifs mais inséparables : élection (4-5), délivrance (rédemption) (6-7), récapitulation (8-10), héritage promis (11-12), don de l’Esprit (13-14). Ces thèmes appartiennent au vocabulaire de l’alliance dans l’A.T. [Ancien Testament]. Dans ce texte d’Éphésiens, Dieu est l’auteur de la bénédiction en Christ. Cette bénédiction commence par l’élection aux versets 4 et 5.

    L’élection est un sujet central de la Bible. Elle est gratuite et dépend de la grâce de Dieu qui décide en toute liberté et souveraineté, agissant sans condition préalable. L’élection dévoile quelque chose du projet de Dieu pour l’humanité. Quand les humains parlent des élections, c’est le peuple qui choisit ses dirigeants. Les Français vont élire un nouveau président de la République. L’élection est l’exercice démocratique que les citoyens effectuent pour choisir leurs gouvernants. Quand on entre dans l’isoloir, on met son bulletin de vote dans l’urne en son âme et conscience. Les choix politiques sont personnels ; voter ou ne pas voter est une grande responsabilité. Un discernement est nécessaire car les questions que pose la foi en ce moment-là ne sont pas moins essentielles.

    La France est un pays laïque, il n’existe pas de politique chrétienne, ni de programme chrétien. Aucun candidat n’a jamais été élu avec le programme du Sermon de Jésus sur la montagne en Matthieu chapitre 5 à 7. Mais cela ne signifie pas qu’il ne faille pas voter pour accomplir son devoir de citoyen. Un des indicateurs importants qui peut le guider dans ses choix, c’est la place réservée à l’autre : le faible, le vulnérable, le petit, le blessé de la vie, le méprisé, l’oublié, l’exclu, le menacé, le sans voix, le sans défense, l’immigré, le demandeur d’asile… Ce message-là est au cœur de l’Évangile. L’égoïsme et les intérêts personnels ne sont pas les seuls critères de choix des candidats.

    Dans la Bible, quand on parle de l’élection, le mouvement est inverse parce qu’il ne s’effectue pas du peuple vers ses représentants qu’il élit, mais de Dieu vers le peuple. Dieu nous choisit pour nous associer à son projet d’amour pour l’humanité. Quand il y a des élections, nos choix sont souvent dictés par les critères suivants : le contenu du programme du candidat ou de la candidate, son éloquence, son appartenance à tel parti ou mouvement, son apparence physique, sa personnalité, ses qualités… Mais avec Dieu, les critères sont différents parce qu’il ne nous choisit pas à cause de nos qualités ou de nos oeuvres. Son choix dépend de sa seule grâce. Aucun mérite, aucune valeur personnelle ne le justifient. L’élection n’est pas une sélection, un choix arbitraire. Ce n’est pas le privilège de quelques-uns. Tous les humains sont des élus, étant égaux devant Dieu. Son élection n’a pas pour but d’exclure, mais d’inclure, et elle ne provoque pas de rivalité. Dieu nous a tous élus pour annoncer une parole d’amour et de paix et non de haine, et pour servir et non se servir.

    Pasteur Lendo MAKUNGA de l’Église protestante unie du Kremlin-Bicêtre

    [1]      . Ephésiens chapitre 1 verset 3 à 6.
    [2]      . La TOB est une traduction de la Bible, certes, mais elle donne des titres aux passages bibliques et des commentaires interprétatifs à certains textes en note de bas de page.


  • La Torah commentée: Lèpre et rédemption

    Résumé de la paracha TAZRIA-METZORA

    Chaque semaine est lue dans les synagogues une section de la torah (paracha ou péricope en français) de manière à effectuer une lecture complète de la Torah en une année
    La paracha lue cette semaine est la combinaison de  deux paracha Tzaria et Metzora toutes deux tirées du livre du lévitique.
    La paracha Tazria poursuit l’exposé des lois relatives la pureté et à l’impureté rituelle.Après son accouchement, une femme doit accomplir un processus de purification qui comprend l’immersion dans un mikvé (bain rituel) et des offrandes au Temple.
    Les garçons doivent être circoncis le huitième jour de leur vie.
    Tsaraat (la « lèpre ») est une plaie d’ordre surnaturel qui peut aussi affecter les  vêtements. Le Cohen (Grand prêtre) est consulté et, après un examen ainsi qu’une mise en quarantaine de sept jours, il déclare tahor (pur) ou tameh (impur) le phénomène constaté. La personne atteinte de cette tsaraat (le metzora) doit demeurer hors du camp (ou de la cité) jusqu’à sa guérison. La paracha Metzora  décrit  la procédure par laquelle le Cohen purifie le metsora guéri. Cette procédure implique : deux oiseaux, de l’eau vive dans un vase d’argile, du bois de cèdre, un fil d’écarlate et un bouquet d’hysope (une plante aromatique). Une maison peut être affectée également d’une altération « lépreuse » se manifestant sous la forme de taches d’un vert ou d’un rouge foncés sur ses murs. Ici encore le  Cohen déterminera si la maison peut être purifiée ou si elle doit être démolie

    Commentaire de la paracha

    Dans la paracha  de cette semaine, sont  énumérées les lois concernant Tsaraat (la lèpre) et son traitement.  Contrairement à la pathologie de la lèpre que nous connaissons, Tsaraat est une affection qui  peut se guérir en quelques jours et qui nécessite le recours à un prêtre qui retranchera  la personne affectée de  la communauté.  Cette exclusion n’est en aucun cas permanente et  l’individu retrouve toujours sa place dans le groupe après la guérison suivie  d’un rituel de purification présidé par le prêtre.
    Les  sages considèrent majoritairement Tsaraat comme une punition résultant de la faute de calomnie  ou de médisance (lashon hara). Le terme « Metsora » qui donne son nom à la paracha de cette semaine est d’ailleurs interprété par la tradition orale au sens de « celui qui prononce des paroles maléfiques ». La Torah décrit plusieurs cas de personnages bibliques qui  en furent affectés et en particulier celui  de Myriam, la prophétesse et sœur de Moise.
    Le rabbin et philosophe Maïmonide fait remarquer que Tsaraat, la lèpre, ne désigne pas seulement les taches sur la peau de l’homme, mais également celles qui apparaissent sur ses vêtements, son mobilier ou les pierres de sa maison. D.ieu méprise la médisance. Alors, de manière progressive, il vient mettre en garde celui qui s’y adonne,  en contaminant tout d’abord, sa maison puis son mobilier, ses vêtements, puis finalement son corps s’il ne  se repent pas.
    Tsaraat, affecte l’individu, non seulement sur le plan médical, mais également sur le plan spirituel : c’est la lèpre de l’âme qui punissait nos ancêtres qui médisaient. Le Zohar (loc. sit. 46.2-47-1) explique à ce propos que celui qui médit, c’est  aussi celui qui reste silencieux alors que sa parole aurait pu aider son prochain.
    On aurait pu s’attendre à trouver dans la torah  d’autres phénomènes similaires, dédiés à la prévention  d’autres mauvaises actions. Cela n’est pas le cas, et ceci met l’accent sur la gravité du péché de médisance comme l’indique  Le Talmud (Guemara Arakhin) : « La médisance est une faute plus grave que les trois péchés capitaux »
    Il importe donc au quotidien de garder à l’esprit la gravité de cette faute et de se demander systématiquement avant d’affirmer quelque chose de vrai ou de faux, si cela risque de causer du tort à quelqu’un.
    Rappelons nous aussi lorsque nous croisons dans les rues l’un de ces  nombreux exclus, lépreux des temps modernes, rappelons nous Tsaraat.  L’exclusion qu’elle entrainait n’était jamais définitive et ne durait que le temps de la guérison. Tout le monde avait droit a une nouvelle chance.
    Or l’exclusion sociale est de nos jours une situation dont on a bien du à sortir. Tendons la main à ces exclus pour qu’ils puissent, eux aussi avoir une nouvelle chance.


  • Conference Annuelle AIVB: Jeudi 18 Mai

     

    affiche conférence

    La conférence annuelle de l’AIVB se tiendra cette année le

    JeudI 18 mai à 20h30, salle André Maigné au Kremlin-Bicêtre

    sur le thème:

    Quelle fraternité pour la France de demain?

    Nous aurons cette année le plaisir d’accueillir les conférenciers suivants:

    • M. Gilles Bernheim,
      • Grand rabbin du consistoire central
      • Ancien grand rabbin de France
    • MM. Robert Philipoussi
      • Pasteur de l’ÉgliseProtestante Unie de France (communion luthérienne et réformée) à la paroisse Port-Royal-Quartier Latin
      • Théologien, ancien président du Consistoire et ancien membre du Conseil régional
    • Dr. Dalil Boubakeur
      • Recteur de la Grande Mosquée de Paris (GMP)

    Selon notre habitude la soirée se terminera par un « verre de  l’amitié »

    Cette soirée est publique. L’entrée est gratuite. N’hésitez pas à venir nombreux et à inviter vos amis et connaissances que le sujet pourrait intéresser.

    Nous espérons vous voir nombreux à l’occasion de cette conférence.


  • La réflexion de la semaine

    Voici l’extrait du chapitre 13 de l’évangile de Jean que lisent tous les chrétiens en ce jeudi 13 avril 2017, qualifié par eux de « Jeudi Saint ». L’Eglise médite alors sur une initiative surprenante de son Seigneur au cours du dernier repas qu’il prit avec ses disciples, avant d’être arrêté, puis crucifié :

    Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.

    Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.

    Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »

    Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »

    Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »

    Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

    Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

     

    A la lecture de ce texte, on pourait penser: « Décidément, il nous change la religion, celui-là ! »

    L’iconographie religieuse nous a tellement habitué à nous représenter la Cène comme Matthieu, Marc, Luc ou même l’apôtre Paul nous la racontent, que nous sommes surpris de ne pas trouver dans l’évangile de Jean le traditionnel récit de l’institution de l’eucharistie avec les paroles de Jésus sur le pain et le vin de la Pâque : « Prenez, mangez, ceci est mon corps… Buvez-en tous, cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang »… paroles reprises par le prêtre à chaque messe.

    Incroyable ! Jean nous raconte, en lieu et place de ces paroles sacrées, un geste de Jésus qu’il est seul à avoir consigné et qui, manifestement, a surpris Simon-Pierre avant de nous surprendre nous. Ce geste volontairement décalé, c’est Celui du Maître qui se fait serviteur de ses disciples et leur enjoint de prendre le même chemin que lui.

    Jean, comme les autres évangélistes, se souvient bien de la volonté exprimée par Jésus de donner à son dernier repas une portée décisive, mais le « Faites ceci en mémoire de moi ! » devient ici « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous ». Autrement dit, Jean place l’humble service du frère au même niveau que le geste sacramentel : voici que l’eucharistie engage au service les disciples du Ressuscité autant qu’elle atteste de sa présence parmi eux. Voici qu’à côté de la religion, de toutes ses prières et ses rituels, il nous est donné d’entrevoir, avec Jésus, un autre accès à Dieu et au salut : l’amour très concret manifesté au prochain ! « Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu… car Dieu est amour. » (1 Jn 4,7)  « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40).

    Philippe Louveau, Eglise catholique à Villejuif


  • Synthèse de la soiré débat sur la fraternité du 2 février

    La deuxième soirée débat organisée par l’AIVB sur le thème de la fraternité s’est déroulée le 2 Février 2017 au temple protestant du Kremlin Bicêtre;

    Trois questions avaient  été proposées :

    • Pouvez-vous évoquer des situations ou le manque de fraternité vous a choqué et des gestes de fraternité qui vous ont touché?
    • Quels sont  votre avis dans notre société les facteurs qui favorisent et ceux qui freinent l’émergence de la solidarité voire de la fraternité.
    • Dans les relations personnelles, l’attitude fraternelle se cultive-t-elle? Si oui comment?.

    Voici un résumé des idées échangées durant cette soirée

    Pouvez vous évoquer des situations ou le manque de fraternité vous a choqué et des gestes de fraternité qui vous ont touché?

    Ce qui vous a touché :

    • Des élans de solidarité au bureau  pour entourer des collègues dans le malheur
    • Échange et partage avec des SDF à la sortie du métro
    • Prêt d’un appartement pour héberger un sans abris
    • Volontariat pour mettre en place des groupes d’alphabétisation

    Ce qui vous a choqué :

    • L’attitude de refus affichée par certains de payer pour la couverture maladie d’étrangers
    • Certaines émissions de télé-réalité
    • Les traitements inhumains réservés aux refugiés
    • L’Indifférence du public face à des violences dans le métro.

     

    Quels sont  votre avis dans notre société les facteurs qui favorisent et ceux qui freinent l’émergence de la solidarité voire de la fraternité

    Les médias influencent considérablement notre perception de la société. L’opinion qu’ils expriment reflète généralement les sentiments du plus grand nombre.  On a les médias que l’on mérite et certaines émissions de télé réalité diffusées aux heures de grande écoute n’hésitent malheureusement pas à glorifier des comportements égoïstes et  l’écrasement du faible par le fort.   Pourtant on remarque que le contenu proposé diffère significativement entre les heures de grandes écoute et les émissions tardives qui ne s’adressent pas au mème public.

    Le vivre ensemble se développe lorsqu’on a l’occasion de côtoyer l’autre et de partager quelque chose (de bon ou de mauvais), avec lui. La fraternité se fonde sur le souvenir de ce qu’on a partagé ensemble, que ce soit la misère ou le bonheur. Ainsi à la campagne,  tout le monde se connait. Une fraternité s’établit facilement entre des gens qui  qui se rendent de petits services. Le lieu de travail est aussi souvent le théâtre d’initiatives de solidarité

    On ne peut nier le fait que les réseaux sociaux jouent un rôle considérable et permettent facilement de réunir un grand nombre de personnes en peu de temps. Le revers de la médaille,  c’est  qu’on a de plus en plus  tendance à passer du  temps avec des gens loin de nous dans des relations virtuelles plus faciles qui, nous permettant de choisir le moment et les limites de notre exposition aux autres (son seulement, video partielle) . On n’a pas à subir la présence physique et le regard englobant de l’autre.

    Enfin, Le communautarisme favorise une fraternité à huis clos. Mais l’acceptance de l’autre au sein d’un groupe se paie souvent par le rejet celui qui  n’appartient pas au groupe. C’est donc en fait un jeu à somme nulle.

    Dans les relations personnelles, l’attitude fraternelle se cultive-t-elle? Si oui comment?.

    L’établissement d’un contact fraternel ne nécessite souvent pas grand-chose. Le sourire est par exemple un moyen efficace d’affirmer une ouverture à l’autre.

    Dans les faits la fraternité s’affiche souvent par petites touches. Contribuer  à une collecte d’aide alimentaire, donner un coup de main a quelqu’un qui en a besoin. On est déjà en route.

    Pourtant, l’apprentissage de la fraternité doit passer par l’apprentissage du pardon. Il faut arriver à accepter l’autre tel qu’il est sans le juger.

    L’école est bien sur le lieu privilégié ou on peut apprendre comment vivre avec ses semblables mêmes différents. et cette éducation commence par l’apprentissage de comportements simple comme apprendre à dire bonjour.


  • Prochaine soirée Débat AIVB Jeudi 2 février 2017

    Bonjour a tous,

    Vous avez été nombreux à nous rejoindre lors de la soirée débat organisée par l’AIVB le 24 novembre 2016  sur le thème de la fraternité. Vous trouverez la synthèse de ces débats à cette adresse. N’hésitez pas à laisser des commentaires si vous avez envie de réagir sur ce texte.

    Le deuxieme volet de ce débat aura lieu le

    JeudI 2 Février a 20h30

    Au temple protestant du Kremlin-Bicêtre , 10 rue Danton.

    Le sujet de cette soirée sera: « l’émergence de la fraternité » dans notre société.

    Pour cela nous vous proposerons de débattre pendant environ 45 minutes, par petits groupes de 5 a 8 personnes autour des questions suivantes:

    • Pouvez vous évoquer des situations ou le manque de fraternité vous a choqué et des gestes de fraternité qui vous ont touché?
    • Quels sont  votre avis dans notre société les facteurs qui favorisent et ceux qui freinent l’émergence de la solidarité voire de la fraternité.
    • Dans les relations personnelles, l’attitude fraternelle se cultive-t-elle? Si oui comment?.

    Ces débats sont publics. N’hésitez pas à venir nombreux, et à inviter vos amis et connaissances que le sujet pourrait intéresser.

    Nous espérons  avoir la joie de vous revoir à cette occasion

    D’autre part, nous vous informerons prochainement de la date de la conférence annuelle de l’AIVB qui se tiendra probablement le lundi 15 mai 2017


  • Synthèse soirée débat sur la fraternité du 24 Novembre 2016

    Vous avez été nombreux à nous rejoindre lors de la soirée débat organisée par l’AIVB le 24 novembre 2016  sur le thème de la fraternité

    Trois questions vous avaient été soumises:

    1. Comment concevez vous et vivez vous la fraternité à l’intérieur de votre communauté religieuse? (obstacles, facteurs favorisants)
    2. comment votre conception de la fraternité affecte-elle votre relation avec autrui au quotidien ?
    3. Comment comprenez vous la fraternité, troisième pilier de la devise de la république? (la fraternité va-t-elle au delà de la solidarité?)

    Voici ci-dessous une synthèse des retours des groupes de discussion:

    Attention: Le texte ci dessous tente de proposer une synthèse des opinions exprimées. Ces opinions peuvent etre discutables ou même se révéler erronées. Elles ne sont proposées ici que comme une incitation à la réflexion.

    De manière générale la fraternité fait référence au lien de parenté existant entre frères. Ce lien de fratrie (fraternité de sang) ne préjuge en rien de la qualité de la relation existant entre ceux qu’elle lie. On est frère parce qu’on a un même père : situation non négociable. Pourtant le lien de sang peut créer des sentiments très forts entre les individus qu’il unit. Par extension, on parle de fraternité (de cœur) pour designer la proximité de sentiments  qui s’établit  au sein d’une famille ou d’un groupe.

    Question 1 et 2:Comment concevez vous et vivez vous la fraternité à l’intérieur de votre communauté religieuse? (obstacles, facteurs favorisants). Comment cette conception affecte-t-elle votre relation avec autrui au quotidien

    A l’intérieur du groupe religieux Le concept de fraternité se distingue  déjà en partie de celui de solidarité : La fraternité englobe la notion de frère, chaque frère étant un « enfant de Dieu.

    Mais qui peut être enfant de Dieu ? La réponse chrétienne est double :

    • Au sens étroit (st Paul) : Est enfant de Dieu celui qui a reçu le baptême.
    • Au sens large (St jean) : Est enfant de Dieu Quiconque est capable d’aimer, car Dieu est Amour. Cette définition place donc le cadre fraternel au-delà de la communauté religieuse.

    Se reconnaître frères, c’est accepter de grandir ensemble… y compris de faire des erreurs ensemble… C’est donc entrevoir la nécessité du pardon ! Pas de fraternité sans pardon !

    Au sein des communautés musulmanes la fraternité se matérialise  par une solidarité financière entre les membres de la communauté:  Zakat (l’aumône légale) constitue le 3eme pilier de l’Islam. Ce devoir  se rapproche du concept de tsedaka (justice, souvent confondu avec la charité) qui prescrit aux juifs des obligations proches. La tsedaka est avec le repentir et la prière l’un des trois actes permettant le pardon de ses fautes.

    Ce sont donc ses devoirs qui chez le croyant modèlent ses rapports avec ceux qui ne font pas partie de sa sphère religieuse

    La fraternité est plus une question de foi que de pratique religieuse :

    • La foi implique une ouverture sur le monde ; on n’a plus peur de parler a l’Autre. Or c’est bien souvent la reconnaissance de l’Autre qui pose un obstacle à la fraternité. Sa recherche implique d’accepter sa différence avec celui ci
    • C’est aussi la foi qui souvent donne la force de faire le travail nécessaire pour concrétiser cette fraternité, afin qu’elle se traduise par des actes.

    La fraternité,  c’est en fait un objectif, un but ultime qui n’est que rarement atteint, parce que l’attitude fraternelle trouve presque toujours ses limites. La fraternité reste alors une fraternité en devenir, un idéal inaccessible (La prochaine fois je ferai mieux ).

    D’ailleurs il n’est pas rare que l’on se plaigne du manque de fraternité au sein des communautés paroissiales : on se sert les mains avec effusion durant la célébration, puis, le portail de l’église franchi, on referme la herse et on s’en va les yeux baissés sans se préoccuper du voisin !

    Question 2:Comment comprenez-vous la fraternité, troisième pilier de la devise de la république? (la fraternité va-t-elle au-delà de la solidarité?)

    Dans la république la notion de fraternité n’est pas intuitive. Il faut poser des jalons pour la  matérialiser, et bien souvent, on a l’impression qu’elle est synonyme de solidarité. (Envers ceux qui sont dans le besoin)

    Or, La fraternité se situe dans le rapport à l’Autre.  L’acte fraternel va bien au-delà d’une simple aide financière ou autre assistance matérielle ; Dans ce sens, il va donc au-delà de l’acte solidaire. On parlera donc plutôt de fraternité pour désigner le sentiment unissant des compagnons de misère. Notons aussi  que l’on n’invoque vraiment la solidarité que dans le malheur alors que la fraternité intègre aussi les grands moments de bonheur et entretient la joie !

    La conception du judaïsme du rapport à l’autre, marqué par la notion de responsabilité de son prochain semble aussi aller dans ce sens. Cette responsabilité, sans limite clairement posée s’oppose au caractère borné, ciblé, des actions de solidarité, impliquant un engagement habituellement limité.  En ce sens, on a pu évoquer un « délit de solidarité » ! Cela aussi indique que le cadre de l’action fraternelle est plus large que celui de l’action solidaire. On ne peut concevoir un « délit de fraternité » !

    Alors finalement comment doit-on interpréter le sens  de cette fraternité, troisième pilier de la devise républicaine? Peut-elle d’une quelconque manière se concevoir comme la fraternité chrétienne mêlant l’humain et le religieux? Est-ce plutôt la fraternité de résistance, de préférence  nationale, dans une société directement affectée par les évènements du monde? Ou n’est ce tout simplement  qu’une  solidarité aux moyens limités et essentiellement financière envers les plus démunis ?

     


  • Prochaine réunion AIVB: Jeudi 24 Novembre

    Chers amis,

    La prochaine réunion AIVB aura lieu le:

    Jeudi 24 novembre a 20h30 

    à la synagogue du Kremlin-Bicêtre , 41 Rue John Fitzgerald Kennedy

    Cette soirée aura pour but de mieux comprendre ce que signifie la fraternité dans un contexte religieux et dans un contexte laique.

    Pour cela nous vous proposerons de débattre pendant environ 45 minutes, par petits groupes de 5 a 8 personnes autour des questions suivantes:

    • Comment concevez vous et vivez vous la fraternité à l’intérieur de votre communauté religieuse?
      • obstacles, facteurs favorisants
    • comment votre conception de la fraternité affecte-elle votre relation avec autrui au quotidien ?
    • Comment comprenez vous la fraternité, troisième pilier de la devise de la république?
      • la fraternité va-t-elle au delà de la solidarité?

    La prochaine soirée (2 février) sera, elle, consacrée aux moyens de favoriser un climat de fraternité dans notre société.

    Ces débats sont publics. N’hésitez pas à venir nombreux, avec plein d’idées,  et à inviter vos amis et connaissances que le sujet pourrait intéresser.

    Nous espérons  avoir la joie de tous vous revoir Jeudi 24 Novembre ,

    Cordialement
    Le bureau de l’AIVB


  • Conférence annuelle 2016

    La prochaine conférence annuelle de l’AIVB  aura lieu leaffiche finale

    Mardi 31 Mai 2016 à 20h30

    à la MPT Gérard Philippe, 118 Rue Youri Gagarine à Villejuif.

    Cette conférence aura pour thème:

    L’apport des religions dans la société moderne

    A cette occasion nous accueillerons les invités suivants:

    • Dr Joël Mergui, président des consistoires israélites de Paris et de France
    • M Jacques Faujour, Artiste Photographe, Diacre du diocèse de Créteil
    • M Mustapha Cherif, Philosophe et islamologue, cofondateur et premier coprésident du GAIC

    L’entrée est Gratuite. N’hésitez pas à venir nombreux et à inviter vos amis et connaissances que le sujet pourrait intéresser.


  • Prochains rendez vous

    Voici un bref récapitulatif des prochains rendez-vous de  l’AIVB.

    Le  Jeudi 14 Avril 2016 aura lieu une seconde soirée débat consacrée au  rôle que peuvent et doivent jouer les religions  dans notre société moderne.
    Le débat précédent  du 26 Novembre 2015 s’était concentré sur les risques et les dérives possibles des religions.  La soirée de  jeudi prochain  se focalisera sur  les bienfaits potentiels de celles-ci :

    •     Les religions peuvent elles nous aider à vivre avec nous-mêmes?
    •     Les religions peuvent-elles nous aider à vivre avec les autres?

    Nous vous proposerons de débattre en petits groupes autour de ces questions.
    La soirée aura lieu à  la mosquée de Villejuif 26 rue Roger Morinet , Villejuif, à 20h30

    Elle est publique. N’hésitez pas à venir nombreux et à inviter vos amis et connaissances que le sujet pourrait intéresser.

    Le 31 Mai 2016 à 20h30, se tiendra la conférence annuelle de l’AIVB qui aura pour thème:

    L’apport des religions dans la société moderne

    A cette occasion nous aurons le plaisir d’accueillir  les invités suivants:

    •     Mr Joël Mergui,
      •  Président du consistoire central israélite de France
      •  dermatologue
    •     Mr Jacques Faujour,
      •  Diacre du diocèse de Créteil
      •  artiste photographe
    •     Mr Mustapha Cherif
      •  cofondateur et premier président du GAIC
      •  philosophe et islamologue

    Cette soirée aura lieu à  la Maison pour tous  Gérard Philipe, 118 rue Youri Gagarine à Villejuif

    Nous espérons avoir la joie de vous voir nombreux a ces prochains rendez vous